
Bien qu'elle n'ait pas encore convaincu les foules en dépit de deux versions majeures, la technologie Silverlight de Microsoft n'abandonne pas la bataille. Elle lance même un troisième assaut sur la suprématie de son rival Flash d'Adobe, à laquelle elle aimerait mettre un terme. Microsoft a effectivement publié aujourd'hui Silverlight 3.0, un jour avant la date prévue.
Cette nouvelle version de la technologie multiplateforme peut s'émanciper du navigateur puisqu'une application web peut désormais se lancer de manière autonome à l'aide de Windows Presentation Foundation (WPF), tout comme le fait Adobe avec l'application séparée AIR (Adobe Integrated Runtime).
La firme de Redmond a également mis l'accent sur l'intégration transparente des applications Silverlight aux pages internet, notamment par l'optimisation du référencement par les moteurs de recherche ou par les liens profonds (deep linking) qui permettent de pointer vers une section précise de l'animation, comme on le ferait pour une page conventionnelle en HTML.
Silverlight fait en outre un pied de nez à Flash en prenant en charge l'accélération matérielle du décodage des vidéos et de l'affichage des animations, de quoi permettre la lecture en haute définition sur des ordinateurs modestes, alors que la technologie d'Adobe est réputée pour accaparer le processeur à la moindre animation affichée. Notons toutefois qu'Adobe prévoit de tirer parti de CUDA (technologie propriétaire de NVIDIA) pour l'accélération de ses animations avec la prochaine version majeure, attendue en septembre ou octobre. Microsoft s'aligne enfin sur Adobe puisque cette nouvelle version supporte les codecs modernes H.264, MPEG-4 et AAC.
Silverlight 3.0 est donc disponible au téléchargement depuis le site de Microsoft. Il est compatible avec Internet Explorer, Firefox, Safari et Chrome sous Windows, Mac OS X et Linux.
La commission des Affaires culturelles du Sénat a récemment adopté un amendement concernant la réforme de l'audiovisuel et qui prévoit l'élargissement de la redevance télévisuelle à de nouveaux supports de diffusion potentiels : l'ordinateur et le téléphone portable. Ainsi, les contribuables qui ne disposaient pas de téléviseur et échappaient encore à la redevance TV devront eux aussi passer à la caisse à l'avenir s'ils possèdent un ordinateur ou un mobile. Motif, la télévision est désormais accessible via ces périphériques. Autrement dit, il est aujourd'hui quasiment impossible d'échapper à cette redevance généralisée à l'ensemble des foyers fiscaux français.
Premiers visés, les abonnés des offres Triple-Play qui, pour certains, ne payent pas encore la redevance TV. Quant aux possesseurs d'ordinateurs et de téléphones incapables de diffuser la télévision, à eux de cocher la case afin de s'exempter volontairement du paiement de cette taxe. Bonne nouvelle toutefois, le Sénat n'a pas voté en faveur d'une augmentation du tarif de cette redevance toujours fixé à 116 euros. En revanche, l'amendement prévoit son indexation sur l'inflation. Pour le budget de l'Etat, cet amendement correspondrait à une augmentation des recettes de 50 millions d'euros l'an prochain. Avant d'être effectif, cet amendement devra être entériné par le Sénat et l'Assemblée Nationale.
Via PCWorld








